Le périple des Milav sur les routes du Brésil  prend fin dans cet état: le Rio grande do Sul, le 22ème des états que nous avons traversés sur les  26 au total. Durant les 238 jours passés dans l’immensité du pays nous avons parcouru 23000 km en voiture, 900km à pied, avons observé une richesse toute particulière de faune et flore endémiques, des paysages aussi variés qu’envoûtants et uniques, rencontré des personnes extrêmement bienveillantes, spontanées et accueillantes.

Le Rio Grande do Sul: de ses 12 villes principales nous n’en avons parcouru que trois: Rio Grande, Pelotas, et Porto Alegre où nous avons retrouvé nos amis Brésiliens dans leur fief Suzi Sergio. C’est avec enthousiasme, générosité et spontanéité comme cela a été le cas  il y a quelques mois à Jijoca dans le Nordeste lors de notre rencontre qu’ils se sont fait une joie de nous faire découvrir leur région, sa culture et ses merveilles naturelles. 

Les forêts d’Araucarias arbres magnifiques donnent à la région surtout dans les parties plus montagneuses (où elles n’ont pas été décimées, maintenant protégées..!) un caractère tout particulier, quasi magique de vision de 1er matin du monde avec leurs sympathiques formes arrondies. 

La superficie de cet état est presque équivalent à l’Italie. Son climat est subtropical humide, avec une température annuelle moyenne de 18 °C. 

Il possède le quatrième PIB derrière les États de São Paulo, Rio de janeiro et Minas Geiras; c’est le cinquième plus peuplé. Sa population est principalement composée de descendants d’émigrants européens  venus en majeure partie du Portugal, d'Italie et d'Allemagne et de façon moins importante d'Espagne, de Pologne, de Hongrie, de Russie et de Suisse entre autres. Dans de moindres proportions elle est aussi composée de descendants d'amérindiens, d’esclaves africains, d'asiatiques, de juifs et d’arabes libanais.

 

Ses habitants sont appelés rio-grandenses mais aussi gauchos, la culture  gaucha est omniprésente dans l’art de vivre au quotidien.  Malgré le niveau de vie élevé, le chômage est élevé, étant l'un des États brésiliens les plus difficiles pour les demandeurs d’emploi.

 

  Tout cela nous l’avons vécu dans un contexte pré et post électoral avec tous les enjeux que cela comporte; nous avons pu discuter à maintes reprises sur le sujet et nous faire notre propre opinion… Une chose est certaine, c’est qu’à aucun moment nous ne nous sommes sentis en insécurité, et au delà de cette considération avons même imaginé pouvoir nous poser pour une plus longue durée dans ce pays aux multiples facettes dont nous avons beaucoup à apprendre.

 

Ce pays est grand et généreux, la diversité de culture y est son point fort et sa particularité; mais à contrario ces éléments ne semblent pas favoriser une cohésion plus forte de la population face aux enjeux gouvernementaux.

 

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