…Sur les 2100 kms que nous avons parcourus du Nord au Sud dans l’état de Bahia les paysages ont commencé à se diversifier (quatre-vingt-dix pour cent du territoire de l'État sont situés à plus de 200 m d’altitude) avec une végétation beaucoup plus abondante plus vallonée et montagneuse…quand le déboisement  dans les immenses fazendas n’a pas fait place aux prairies pour l’élevage ou l’économie agraire : canne à sucre, manioc, maïs, noix de coco, cacao, café…Le long des pistes et routes sur notre trajectoire nous avons également longé d’interminables plantations d’Eucalyptus.

Grâce à son importante façade maritime et la beauté de ses plages, l'État de Bahia connaît depuis une dizaine d'années un fort développement du tourisme balnéaire dans des lieux tels que Porto Seguro, Praia do Forte, Itaparica ou encore Trancoso.

Plus récemment, la Chapada Diamantina, un parc naturel situé dans l'intérieur de l'état, est devenue un paradis pour les trekkeurs avec de nombreuses randonnées partant de Lençois ou encore de Capao.

   La culture de Bahia est l'une des plus riches et diversifiée du Brésil, l'État est considéré comme l'un des centres culturels les plus riches du pays, non seulement d'ouvrages religieux, architectural, mais il est le foyer de la plus typique culture populaire, que ce soit dans la cuisine, en musique et dans presque n'importe quel événement…

Riche résultat du mélange entre des Indiens, des Portugais et des esclaves noirs (Isovan). 

En1926, une loi reconnaissait 9 millions d’hectares aux Amérindiens de l’État de Bahia. Mais ils ont été décimés, et, dans les années 1960, il n’y avait pratiquement plus d’Indiens sur ces terres occupées depuis par des grands propriétaires (fazendeiros) avec la complicité des militaires. Depuis 1982, quelques familles survivantes de la communauté Pataxó Hãhãhãe tentent de faire reconnaître leur culture, droits et terres en menant des actions juridiques et d’occupations dites « retomadas ». Le gouvernement leur a reconnu 54 100 hectares délimités, mais en 2005, ils n'en disposent effectivement que d’un tiers. Et ils sont toujours confrontés aux pressions de grands propriétaires terriens voulant les garder. 

A Mae Barra Velha, communauté Pataxó, nous avons pu assister à la préparation puis à la célébration de la journée nationale de  l’Indien.

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