..Enfin nous y sommes à l'étape tant attendue dont nous parlions déjà dès les 1ers balbutiements de projet du tour des Amériques..!!! Rentrés en Amazonie à Porto Velho après avoir parcouru 1700km en 3 jours depuis Poconé où nous avons dit au revoir au Pantanal Norte et à notre ami «Negrou » et son accueillante famille. Un record de temps en quelque sorte pour la distance au vu de l'état des routes ( les chauffeurs de poids lourds admettent volontiers que les charges pouvant aller jusqu'à 70 tonnes...38T max. autorisées pour la France...sont très très dommageables pour les routes et pistes). Pour la petite anecdote il faut savoir que 60% du total des marchandises transitent par camions dans le pays, ensuite 30% en train et seulement 10% par bateau.    

  Nous avons donc quitté le Matto Grosso, traversé l'état du Rondônia (qui soit dit en passant subit une déforestation rampante) pour atteindre l'Amazonas état le plus vaste du Brésil équivalent à trois fois la superficie de la France. Y convergent les vastes Rio Solimões, Rio Negro et Rio Madeira qui vont former le Rio Amazonas. 

   Depuis Porto Velho porte d'entrée de l'état, un challenge nous attendait 120km plus haut celui de parcourir les 700km de piste sans croiser la moindre agglomération avant de rejoindre Manaus capitale de l'état. Combien nous aurions aimé être oiseau pour survoler cette immensité vierge d'abondante nature, plutôt que de nous contenter du cockpit de notre vaisseau afin de nous protéger des épais nuages de poussière de la piste. La fin de la saison sèche nous aura autorisé cette traversée sans encombre, ce qui devient impossible dès que commence la saison des pluies en Novembre. Un jour 1/2 et une halte de nuit auront suffi  pour voir apparaître les berges du rIo Solimōes que nous avons franchi sur une barge pour débarquer au port de Manaus.

    Manaus est la plus grande ville d'Amazonie, ancienne cité du boom du caoutchouc elle fut jadis une des plus riches au monde... Difficile d'accès comme vous l'aurez compris Manaus est un vaste périmètre d'urbanisation (plus de 2 millions d'habitants) au beau milieu de la jungle.Quelques très beaux édifices témoignent de son riche passé, cependant à quelques rues du splendide Théâtre lui entièrement rénové, le délabrement d'édifices de la même époque témoignent d'une désolation et d'un manque de volonté évident des politiques de redonner à cette ville le brio de sa splendeur d'autrefois malgré son importante activité portuaire internationale à 1500km de l'Océan