- Santa Cruz de la Sierra:

La plus grande ville de Bolivie, est située dans le bassin amazonien. Elle est construite à une altitude de 416 mètres, dans ce qu'on appelle en Bolivie les plaines orientales. Celles-ci font partie du Chaco Septentrional. La température moyenne annuelle est de 23,4 °C, le climat y est subtropical. Bien qu'il y fasse généralement chaud, la ville est quelquefois traversée par des vents froids appelés les Surazos.

…La ville au sens moderne est récente. Les travaux d'envergure entrepris depuis les années 2000, ont littéralement changé l'économie et la physionomie de Santa Cruz, qui est actuellement une des villes les plus dynamiques et prospères d'Amérique du Sud. Même si la pauvreté extrême tend à reculer la petite délinquance augmente régulièrement. Ce qui a entraîné une certaine insécurité. Les quartiers fermés (condominios) se sont développés avec succès, phénomène qui rend les disparités encore plus flagrantes. Les quartiers populaires ceinturent la ville et manquent cruellement d'infrastructures basiques. Néanmoins, l'émergence d'une nouvelle classe moyenne donne l'espoir aux habitants de voir leur ville se développer enfin. Les constructions prennent de la hauteur, malgré un sol sablonneux et instable. La spéculation immobilière atteint des sommets ; certains craignent déjà de voir cette bulle immobilière éclater, à l'image des pays européens. La ville attire néanmoins de plus en plus d'expatriés qui ne trouvent plus de travail en Europe. 

Cette ville nous a permis de faire une exploration en étoile des différentes régions avoisinantes et d’y établir un camp de base à 2 reprises. Nous avons sans difficulté pu y trouver des solutions à quelques petits problèmes domestiques; fins prêts à chaque étape à reprendre la route après 6 puis 3 jours de pause…

En quittant la ville une 1ère fois notre destination a été Samaïpata.

- Samaïpata 

Site archéologique préhispanique situé en Bolivie dans le département de Santa Cruz. Il est célèbre pour son immense rocher tabulaire aménagé de bassins et de canaux creusés à même la roche qu'accompagnent deux figures de félin, ainsi que pour ses niches latérales, façonnées de la même manière …

Comme le propre du voyage est de se laisser surprendre et être en capacité de prendre des décisions rapidement; après une rencontre avec une bande de joyeux drilles et échanges sur nos aventures respectives nous nous sommes laissés convaincre de ne pas quitter le pays sans être passé par le Parc national Torotoro.

- Torotoro :

Crée en 1989 pour protéger le Paraba Frente Roja (Ara à front rouge ), une espèce de perroquet en voie d’extinction, le parc de Tororo abrite sur 16 570 hectares des paysages somptueux ainsi que des trésors géologiques et fossiles. Il se trouve entre 1900 et 4000m d’altitude, à l’extrémité nord du département de Potosi à 5h de route de la ville de Cochabamba. Il appartient à la partie Est de la Cordillère orientale des Andes, appelées également vallées centrales, intermédiaire entre la haute montagne et l’Amazonie. Cette région est composée de profonds canyons, de vallées, de chutes d’eau et de nombreuses formations géologiques surprenantes.

Son nom provient du Quechua Thuru thuru signifiant boue, en référence à la terre humide dans laquelle des dinausores ont laissé de nombreuses traces.

Ainsi outre ses paysages, la région est reconnue comme un site paléontologique de 1er ordre. Le parc abrite enfin 600 espèces de plantes, 329 de fleurs, et 49 de faune, dont le puma, le chat andin et bien sûr l’Ara au front rouge.

… Comme nous avons fait le choix de nous rendre à Torotoro au détriment de l’itinéraire (..cependant plus facile d’accès ) initialement prévu, à savoir suivre la route du Che : Ernesto Rafaël Guevarra capturé et tué en Bolivie; nous n’aurons pas à regretter ce choix qui nous aura menés une fois de plus vers la découverte de nouveaux Joyaux de la nature…

De retour à Santa Cruz pour notre 2ème escale nous allons partir ensuite sur la route des missions Jésuites qui va nous rapprocher de la frontière du Brésil.