…Beaucoup d’évènements vécus comme  des temps forts dans le voyage se sont succédés ces dernières semaines et ne nous ont pas laissé beaucoup de temps pour alimenter le blog…
Avec un peu de retard sur ce qu’est notre itinéraire en temps réel, voici donc un petit aperçu de notre petit séjour de 10 jours, aux Galápagos. Des moments précieux dans un environnement exceptionnel entre lave et eau, qui nous ont comblés tant sur le plan de la découverte que des émotions loin de notre quotidien de « rouemondistes »…
  Les îles Galápagos sont un archipel de l'Equateur situé dans l'Est de l’océan Pacifique, à la latitude de l’équateur, dont l'île la plus proche du continent San Cristóbal se trouve à quelque 965 kilomètres des côtes équatoriennes. L'archipel se compose d'une quarantaine d’îles volcaniques, il forme une province depuis 1832 dont Puerto Baquerizo Moreno est la capitale. Il accueille le parc national des Galápagos et la réserve marine des Galápagos.  
L’archipel des Galàpagos a été découvert par hasard en 1535; les habitants indigènes d’Amérique du Sud en connaissaient peut-être l’existence avant cette date mais aucun écrit ne le prouve et les îles n’apparurent sur une carte qu’en 1570 sous le nom d’ îles des Tortues. 
Pendant plus de trois siècles après leur découverte les îles servirent de base à des boucaniers, des pêcheurs de phoques et des baleiniers; elles fournissaient un mouillage abrité, du bois, de l’eau et une abondance de nourriture fraîche grâce entre autre aux tortues géantes capturées par milliers et entassées dans les cales des bateaux. On estime à 100 000 les spécimens enlevés entre 1811 et 1844. Parvenant à survivre un an, elles fournissaient de la viande fraîche aux équipages longtemps après leur départ des îles. 
Le 1er résident des îles fut Patrick Watkins un Irlandais abandonné sur la Floreana.
En 1835, Charles Darwin, naturaliste britannique, y étudia la diversité des espèces présentes. Ce n'est pas, contrairement à l'opinion courante, dans l'archipel qu'il commença à douter du créationnisme, mais ses observations lui permirent, plus tard, d'argumenter sa fameuse étude sur l’évolution et la sélection naturelle publiée en 1859. Aujourd'hui, à Puerto Ayora, la plus grande ville de l'archipel (située sur l’île Santa Cruz), se trouve un centre de recherche à son nom.
L'Équateur a officiellement annexé l'archipel des îles Galápagos en 1832. Environ un siècle plus tard, les îles n'étaient habitées que par quelques colons et ont été utilisées en tant que  colonies pénitentiaires, qui furent fermées en 1959.
L'archipel est officiellement devenu un parc national en 1959. Le tourisme organisé a commencé vers la fin des années1960 ; plusieurs dizaines de milliers de personnes visitent aujourd'hui les îles chaque année.
L’industrie touristique est importante pour l’économie du pays; elle rapporte plus de 200 millions de dollars par an dont 1/4 profite à l’économie locale.
Pour la majorité  des acteurs concernés la meilleure solution consiste à conjuguer éducation environnementale pour les résidents et les visiteurs et un programme d’écoutourisme durable impliquant la réduction du nombre de visiteurs; le parc national et la fondation Darwin s’y emploient conjointement.
La faune est unique dans le parc national, chaque île renferme sa faune spécifique. L'archipel abrite 58 espèces d'oiseaux dont 28 sont endémiques, des variétés de reptiles uniques, dont les tortues géantes ou les iguanes terrestres et marins.
La faune sous-marine, protégée par la réserve marine des Galápagos, est également exceptionnelle de diversité, comprenant, outre l'iguane marin, près de 300 espèces de poissons (dont des requins des Galápagos), de petits mammifères (otarie des Galápagos, otarie à fourrure) et des cétacés, (baleine à bosse notamment).
La flore des îles Galápagos varie selon le relief (et donc le climat) des différentes îles. Celle-ci est donc étagée suivant l’altitude.; son point culminant s’élevant à 1710 m.
  • Les zones côtières sont peuplées de plantes tolérant des taux élevés de salinité : palétuviers, pourpiers, myrtes et autres espèces aquatiques.
  • Au-dessus est la zone aride, peuplée principalement de cactées (figuier de Barbarie, Cierge du Pérou) et de lichens.
  • La zone humide d'altitude (ou zone des scalésias, d'après l'arbre qui y prédomine) s'étend entre 200 et 500 mètres d'altitude. Les robiniers, les goyaviers, la passiflore et les lichens y prospèrent. 
  • Au-dessus, la zone du miconia (une espèce invasive) est la principale zone de pâture et de culture (café, légumes, oranges et ananas) sur les îles habitées. 
  • Herbes et fougères se disputent le dernier étage, notamment la fougère arborescente des Galàpagos, qui peut atteindre 3 mètres de haut.
Parmi les 875 espèces de plantes recensées sur les îles, 228 sont endémiques, mais toutes sont originaires du continent Sud-Américain et se sont adaptées à l'environnement de l’archipel.
L'archipel, à travers le parc national et la réserve marine, constitue le premier parc national de l'Equateur. Ces deux zones protégées, dont la faune et la flore très peu touchées abritent de nombreuses espèces animales et végétales uniques au monde, constituent un site du patrimoine mondial de l'Unesco.
En 2010, réuni à Brasilia, le comité du patrimoine mondial de l’agence de l'ONU a retiré l’archipel de la liste des sites menacés. C’est Luiz Fernando de Almeida, le délégué brésilien, qui a pris cette décision pour récompenser le travail réalisé par l’Équateur pour protéger ses îles.