Le départ de Bogota  direction Medellín nous a conduits en plein cœur du pays. L’entre-deux nous a vite fait oublier ce que sont les aléas de la vie en Mégalopole. Un itinéraire sur route cette fois, où le plus vert que vert partout présent: en descentes, montées, courbes pour ne pas dire « vire vire », jaillit, surgit, surplombe, déborde…bref abonde à tel point que les accotements des voies s’en trouvent envahis, emputés et le plus souvent enracinés au détriment de la bonne volonté des cantonniers ne disposant hélas pas d’équipements de grande technicité. Il faut bien le dire, rares sont en Colombie les zones planes et plutôt sèches…
  Medellin nous a surpris par sa modernité, ses grands espaces paysagers, son énergie bouillonnante et son niveau de sécurité enfin ramené à une quasi norme. Sa situation en fond de vallée lui vaut à la fois un climat agréable : nommée la ville au printemps éternel, et certains jours une chape de pollution coincée sous les nuages qui couronnent les nombreux sommets la surplombant. Bien sûr tout n’y est pas parfait, car la crise du logement existe, et les bidonvilles abondent sur les hauteurs des collines. Cependant  trois lignes de Métrocable ayant vu le jour en 2004, 2008, et 2010 ont permis de désenclaver ces quartiers pauvres, ont contribué à une importante chute de la criminalité. 
Pour ne pas oublier que Fernando Boléro considéré comme l’enfant de la patrie a fait don d’une grande partie de son œuvre au pays ( le pays possède 479 de ses œuvres ), nous avons longuement flâné sur la « plazuela de las esculturas » (située en plein centre) au milieu de ses personnages aux formes voluptueuses .
   Après avoir quitté Medellín, nous avons rejoint à travers les départements de l’Antioquia, et du Quindio: l’Eje Cafetero ( l’axe du café ). Dès lors, un nouveau festival s’est offert à nos yeux, de paysages exceptionnels,  de petites villes coloniales au climat suranné et pour nos papilles un festival de dégustation de café.
   De ces deux dernières semaines de petits et grands bonheurs cumulés, la cerise sur la gâteau fut la randonnée dans le Valle de Cocora avec ses paysages sublimes parsemés de Palmas de cera, espèces de palmier pouvant atteindre jusqu’à 60m de hauteur présente sur les reliefs de la région Andine en Colombie entre 2500 et 300m d’altitude.