…Ah le Mexique..!! Nous ne nous en lassons pas et en aucun cas ne regrettons notre choix d’y avoir prolongé notre séjour. Si nous avions suivi l’itinéraire initialement prévu nous serions déjà rendus au Costa-Rica et n’aurions finalement fait qu’en traverser une partie en regrettant très probablement de l’avoir déjà quitté passant à côté de certaines de ses facettes qui jusque là n’ont été que de belles découvertes.

   En quittant l’état de Veracruz pour rejoindre celui de Oaxaca , nous avons effectué un trajet qui restera longtemps inscrit dans nos mémoires : tout aussi sinueux et pourvu d’un grand  dénivelé qu’époustouflant de beauté…par la « Sierra de Villa Alta » Ruta 175 , 232 km de virages partagés entre de la montée et de la descente avec un col à 3000m d’altitude.
   L’état de Oaxaca nous a délivré le ravissement escompté après tout ce l’on avait pu nous en dire, et ce que nous en avions lu. Cette étape fut un régal de tous les instants dans un mélange de raffinement et de charme lors de la visite de sa capitale du même nom admirablement restaurée avec ses nombreuses galeries, musées et boutiques d’artisanat; que lors de notre séjour sur sa côte Pacifique où nous nous sommes laissés happés sans résistance aucune par la langueur de la l’illustre plage de Zipolite, et ensuite par la beauté sauvage de Playa Bamba pour n’en citer que deux…

   Notre arrivée au Chiapas, elle, fut aussi un grand moment d’émotion à un tout autre niveau..Laissant de côté toute forme de sophistication, nous nous sommes trouvés confrontés à des réalités qui permettent d’intégrer pourquoi le mouvement EZLN  ‘’Ejercito Zapatista de Liberación Nacional ‘’(dont l’objectif principal était de briser la mainmise d’une poignée de nantis sur la terre) ait pu prendre naissance dans cette région où les paysans se voient obligés de défricher des pans entiers de montagne très abrupts pour assurer leur subsistance.

   Outre cet aspect qualifié de guérilla qui a longtemps freiné l’arrivée de visiteurs dans la zone, nous avons fortement ressenti l’esprit communautaire qui semble être une des clefs de la survie.

 Cette région est elle aussi marquée par l’empreinte espagnole, mais également jalonnée des vestiges de la civilisation Maya dont les habitants restent encore aujourd’hui les gardiens d’une histoire jamais interrompue..! San Cristobal de Las Casas avec sa fraîcheur revigorante et ses multiples atouts  fut une halte qui nous permis de retrouver fortuitement la petite famille Argentine avec son combi WW  collector nos voisins de séjour à Zipolite. Et pour finir dans la série des belles rencontres ,nos routes dans cet état se sont croisées avec Amaia et Rodrigo, jeunes vadrouilleurs Chiliens avec qui l’espace d’un moment nous avons imaginé échanger nos « casas rodantes »…

  La frontière du Guatémala toute proche nous tendait les bras, mais ne l’avons pas franchie réservant cette destination pour notre traversée de l’Amérique centrale à l’automne prochain.